Dépréciation des matériels d’occasion: pourquoi ?

Les vendeurs d’équipements d’occasion sont souvent perplexes devant l’importante dépréciation des matériels qu’ils souhaitent vendre par rapport au prix d’achat initial.

Voici les principales explications à cette dépréciation:

     - frais logistiques: frais de démontage (débranchements, nettoyage), de stockage provisoire en attendant de vendre, frais d’emballage, transport jusqu’au destinataire…

     - coûts d’expertise: il est toujours recommandé, autant pour le vendeur que pour l’acheteur, de faire faire une estimation du matériel à la vente par un professionnel expert.

     - Les risques encourus pour tout ce qui est achat de biens d’occasion: le prix de vente du matériel doit prendre en déduction un forfait de réparation pour panne ou révision éventuelle. Dans le cas où les matériels d’occasion sont vendus avec une garantie (ex: dans certains cas sur le site Clicomat), le prix vendu intègre ce risque.

     - Démontage des équipements: leur valeur peut être réduite de moitié par le simple fait de l’obligation de démontage pour la vente ou le stockage en attendant la vente (certaines armoires froides modulaires, chambres froides, ensembles de cuisson, fours de boulangerie).

     - Une technologie souvent dépassée: la mise sur le marché d’équipements d’occasion est majoritairement dûe à un remplacement pour un matériel de nouvelle génération. L’ancien matériel, quelle que soit sa qualité, en subit comparativement une dépréciation.

Malgré ces causes inhérentes aux équipements d’occasion comment les limiter et optimiser leur prix de revente  ?
La meilleure solution est de faire appel à un partenaire ayant les compétences et les moyens de diffusion nécessaires pour favoriser la vente. Un bon courtier doit avoir les ressources nécessaires pour étudier et prévoir le comportement du marché afin de conclure la vente de manière sécurisée (pour le vendeur et l’acheteur), évitant les risques et économisant ainsi du temps et de l’argent.

Pour une vente sur internet la meilleure solution n’est pas celle des sites de vente directe, non spécialisés, ne gérant pas la transaction entre le vendeur et l’acheteur. Les sites spécialisés comme Clicomat assurent la bonne fin de transaction, dans le respect du prix demandé par le vendeur. Autre avantage non négligeable de ce type de site de courtage: il évite aux vendeurs les sollicitations permanentes par mail ou téléphone d’”acheteurs” qui sont à 80 % plutôt des curieux, ou à l’affût de la bonne affaire coûte que coûte.

voir aussi: faire estimer ses équipements d’occasion


faire expertiser son matériel

Lorsqu’on veut acheter un nouvel équipement de cuisine, ou ré-équiper totalement sa cuisine ou son laboratoire de production, la première idée qui s’impose est celle du devenir des équipements existants.

Sauf dans le cas où une panne irréparable rend le remplacement d’un équipement inévitable, on est majoritairement dans la situation où l’on souhaite compenser une partie des nouveaux investissements par la revente des anciens équipements.

FAIRE SOI-MÊME

  • Le plus difficile est de déterminer le prix que l’on peut souhaiter de la vente. (cf  sur ce sujet: “fixer le prix de vente”, “que vaut mon matériel”). Il y a plusieurs façons d’y arriver bien sûr, en partant de son prix d’achat, en regardant sur internet comment sont vendus des équipements identiques, en se faisant une idée en fonction du coût du nouvel investissement pour en déduire une valeur théorique de revente des anciens outils…
  • Dans tous ces cas, l’analyse est subjective, et la recherche d’informations complètes pour arriver à une estimation “juste” est longue et contraignante. Il faudrait en réalité connaître le prix moyen du marché à la revente du même équipement, de même capacité, même puissance, surtout du même âge, ainsi que ses conditions d’utilisation et sa fréquence d’entretien. Mission impossible.

FAIRE FAIRE

  • On peut s’en remettre à un professionnel de la vente d’équipements neufs ou d’occasion: le premier ne perdra pas de vue son objectif, qui est de vendre des matériels neufs. Dans cette hypothèse, pourquoi ne pas faire de la reprise un argument de négociation ? L’effort consenti par le vendeur dans ce cas sera illusoire, car il correspond à une remise qui aurait pu être faite de toutes façons, et ne va pas se cumuler avec elle. Le tout sera habilement masqué. Le deuxième a pour but d’acheter le moins cher possible pour revendre le mieux possible. Deux hypothèses donc sans objectivité.
  • L’idéal est de trouver l’interlocuteur qui sera en position totale d’objectivité, et qui disposera des informations nécessaires à une analyse de valeur résiduelle juste, le tout sans implication commerciale directe dans le projet de renouvellement des équipements. A ce jour, il nous apparaît que seul le site d’annonces spécialisé dans les équipements pour CHR, collectivités et l’ensemble des métiers de bouche www.clicomat.com dispose de cette approche et de ces moyens. Une analyse permanente des matériels entrant en annonces sur ce site a été mise en place depuis maintenant quatre ans, et le site travaille statistiquement sur ses évaluations, en intégrant aux informations techniques l’analyse de l’aspect du matériel (sur photos obligatoires) et son intensité d’utilisation. Ce service du site Clicomat est totalement gratuit, rapide, et il est accessible à tous sans engagement, dans la mesure où les informations que vous communiquerez seront suffisantes. De plus, Clicomat pourra aussi vous apporter des solutions pour la vente de vos équipements.

L’intérêt de l’expertise des équipements d’occasion pour leur revente est avant tout d’être réaliste. De ce point de vue, le site Clicomat ne transige pas, quelquefois peut-être à la déception de celui qui souhaite vendre. Le calcul vaut d’ailleurs dans les deux sens, car il n’est pas plus facile de vendre un matériel trop cher que pas assez. Le matériel qui se vend est celui qui est dans un bon état d’aspect et de fonctionnement, aux normes, et AU JUSTE PRIX.


Pourquoi illustrer une annonce de vente ?

Lorsqu’on veut vendre un matériel d’occasion, il est le plus souvent conseillé, voire demandé d’illustrer son annonce par une ou plusieurs photos.

- Les internautes qui visitent un site sélectionnent d’abord avec les yeux. Une annonce sans photo ne sera pas lue dans près de 90 % des cas.

- Une photo va montrer rapidement au visiteur acheteur potentiel que votre matériel correspond à son besoin.

- Une photo va donner au visiteur une idée de l’état de vétusté ou de propreté de votre matériel. Un équipement d’occasion qui sera photographié en ayant été nettoyé, que la photo mettra en valeur, se vendra plus vite. Il est recommandé de photographier l’appareil dans sa totalité dans la mesure du possible. Un matériel partiellement photographié sera soupçonné de vice caché.

Il est bien entendu fortement déconseillé, même proscrit, d’illustrer une annonce avec des photos du matériel équivalent neuf extraites d’un catalogue.

Il ne faut pas oublier que le vendeur est juridiquement responsable vis à vis de l’acheteur, et que celui-ci dispose de recours en cas de tromperie sur la marchandise.


stocker du matériel en vente

Diverses circonstances font que l’on peut être confronté à la problématique du stockage de matériels ou équipements qui ne sont plus utilisés: cessation d’activité, vente du local pour une autre utilisation, reconversion, renouvellement des équipements de cuisine, de salle, de magasin…

Une date fatidique est alors mise, et il n’est pas toujours possible de disposer d’un local ou d’un espace qui permette de stocker les anciens équipements en attendant de les avoir vendus.

Pressé par le calendrier, on a tendance alors à brader les matériels en vente pour s’en défaire plus vite. La conséquence est directement financière, car un acheteur avisé aura vite compris quel avantage tirer d’une telle situation.

Les plus chanceux arrivent à trouver un lieu de stockage, mais il n’est pas rare de retrouver des équipements complets entassés dans un local peu approprié, ou très souvent en extérieur.  C’est alors une dégradation très rapide du matériel qui commence, là aussi au détriment du prix de vente final, voire d’une chance de vendre.

Aujourd’hui, le site Clicomat ajoute à ses prestations un nouveau service: le stockage des matériels en instance de vente, en n’importe quel point de la métropole

Double avantage:

  • disparition du stress de la vente à date obligée.
  • avantage financier car en prenant le temps de vendre, le prix prévu pourra être défendu. Cette initiative de Clicomat n’est pas anodine quand on sait qu’un vendeur “aux abois” est prêt à vendre ses équipements 3 à 4 fois en dessous du prix qu’il pouvait en espérer.

Le site Clicomat permet un stockage effectué par des professionnels, dans des locaux appropriés, en toute sécurité.

Si vous êtes dans ce cas, pour en savoir plus, contactez le site www.clicomat.com. Les demandes sont traitées par mail à contact@clicomat.com ou téléphone au: 06 10 36 37 99


un nouveau venu sur le web

 

Un nouveau site consacré aux équipements d’occasion pour les métiers de l’alimentation et les cuisines professionnelles vient d’apparaître sur le net: www.entrerevendeurs.com

Il s’agit d’un site réservé a priori aux professionnels techniciens des matériels de cuisine.

Sa finalité est de retrouver en ligne des équipements techniques “en l’état”, à bas prix, que les professionnels des équipements pourront acquérir, remettre en état de fonctionner et aux normes actuelles pour les redistribuer sur le marché de l’occasion.

Tout un stock d’équipements normalement voués à la casse retrouveront ainsi une deuxième vie et alimenteront le marché d’occasion pour des professionnels des métiers de bouche de plus en plus demandeurs.

Il s’agit donc d’une base de données “entre revendeurs”, mais quiconque souhaite éventuellement trouver un débouché à un matériel qu’il n’utilisera plus peut le soumettre sur le site.

Vous êtes revendeur de matériel neuf ou occasion, technicien SAV: vous pourrez vendre ou acheter

Vous êtes utilisateur d’un matériel que vous allez remplacer: vous pourrez vendre

Le site n’autorise l’achat des matériels qui s’y trouvent que par des professionnels aptes à le reconditionner dans les meilleures conditions.



 


Clicomat: l’expertise en ligne

Aujourd’hui, le site www.Clicomat.com vous permet de faire estimer gratuitement en ligne vos équipements avant la vente. Sur simple envoi de photos, et en donnant quelques indications simples, vous obtenez très rapidement un prix estimé par un des spécialistes du site. La méthode repose sur la grande connaissance des équipements que les experts du site ont pu acquérir par leur passé professionnel, en recoupement avec les statistiques du site. Le résultat est parfaitement fiable, la réponse est rapide.

Clicomat propose également gratuitement de gérer la vente de votre équipement.

Unique sur internet, et à essayer absolument !



Que vaut mon matériel ?

Lorsqu’on décide de vendre son matériel d’occasion, la question ardue qui se pose est de savoir à quel prix.

Le réflexe est de demander une estimation à un professionnel de l’occasion: son but est de revendre le matériel. Il aura donc tendance, et intérêt à le sous évaluer pour le revendre plus vite et à meilleure marge.

Le marchand de neuf aura pour arrière pensée de vendre un matériel neuf . Il pourra proposer une meilleure reprise, mais ne fera pas de remise sur le neuf.

Autre ressource: internet.  Mais comment s’y retrouver, car pour se référer à un prix moyen encore faut-il trouver des matériels de même capacité, même âge, même état pour se comparer. Il n’est quasiment pas possible de s’y retrouver.

Depuis quelques jours, le site www.Clicomat.com vous permet de faire estimer gratuitement en ligne vos équipements avant la vente. Sur simple envoi de photos, et en donnant quelques indications simples, vous obtenez très rapidement un prix estimé par un des spécialistes du site. La méthode repose sur la grande connaissance des équipements que les experts du site ont pu acquérir par leur passé professionnel, en recoupement avec les statistiques du site. Le résultat est parfaitement fiable, la réponse est rapide.

Clicomat propose également gratuitement de gérer la vente de votre équipement.

Unique sur internet, et à essayer absolument !


Comment vendre

Vendre n’est pas un acte facile, et demande de respecter un minimum de règles, qui sont avant tout des règles de comportement vis à vis des acheteurs.

On dit qu’une bonne affaire c’est celle où acheteur comme vendeur ont le sentiment de n’avoir ni perdu ni gagné, et que la rencontre a été égale.

Il faut avant tout avoir à l’esprit que vendre un matériel d’occasion c’est donner envie à l’acheteur, et surtout lui apporter les informations qui lui permettront de forger son opinion et prendre sa décision en confiance.

Ces principes sont les mêmes que l’on vende par annonce de presse, par contact direct, ou par internet.

 

On peut lister ci-dessous les consignes principales à appliquer dans la mesure du possible :

  • Donner une définition très précise du produit mis en vente :

Ex : « vends four électrique 6 niveaux ».                                                                                                          S’agit-il d’un four gaz, électrique, air pulsé, mixte, avec ou sans chaudière, pour platerie de quelles dimensions, avec quel espace entre les niveaux ? Ces précisions permettent à l’acheteur de savoir en première lecture si le matériel vendu correspond à ce qu’il cherche.

  • Savoir ce que l’on vend :

Il vaut mieux bien connaître son matériel, en avoir une vision objective sur son état réel, en connaître les avantages mais aussi les inconvénients, en connaître l’utilisation qui en a été faite, le suivi technique. Bien connaître son matériel, c’est savoir en parler.

  • Tenir à disposition un maximum d’informations :

Documentations commerciales, fiches techniques, notices d’utilisation concernant le matériel vendu, que vous pourrez proposer à l’acheteur sont autant de points gagnés sur sa confiance.

  • Préparer des photos:

Il ne faut surtout pas sous-estimer l’importance des photos, quelle que soit la formule de mise en vente, presse, internet. Le matériel doit être photographié à son avantage, propre. Il faut mettre en évidence ses fonctions: la photo d’un fourneau 4 feux sur four devra bien faire apparaître les feux et le four. Si le four est propre, photographier le fourneau four ouvert. Ne pas hésiter à photographier des détails qui mettront en valeur  la propreté et le bon état du matériel , la plaque d’usine si elle existe.

Fixer un prix de vente c’est se positionner « dans le marché » de matériels équivalents et dans le même état. On peut préciser le motif de la vente, qui peut expliquer un prix bas (besoin de vendre vite, ou plus élevé que la moyenne du marché (état exceptionnel d’un matériel peu utilisé).

  • Se fixer une  marge de négociation:

Négocier n’est pas surestimer le prix du matériel pour faire une remise à l’acheteur dont on pense qu’elle va le décider. C’est savoir à quel prix minimum la vente reste acceptable et ne laissera pas une amertume posthume, celle de l’affaire mal faite.

  • Donner des réponses claires, précises et rapides aux acheteurs :

L’acheteur est par définition pressé, stressé. Des réponses qui tardent à venir, imprécises, données à la légère ne font qu’ajouter à son stress et font s’installer le doute.. Rien de tel pour faire échouer une vente. De plus, tarder à répondre, c’est donner le temps à l’acheteur de trouver le même produit à des conditions au moins aussi intéressantes.

  • Ne pas masquer les défauts éventuels du matériel vendu :

Il vaut mieux en parler très clairement que les cacher. Sans parler de vice caché, prohibé par la loi et rendant la vente caduque, il est plus facile de faire accepter à un acheteur un défaut d’aspect ou de fonctionnement avant la vente qu’après.

  • S’assurer que le besoin de l’acheteur correspond bien au matériel en vente :

Pour cela, il ne faut pas hésiter à faire préciser son besoin par l’acheteur. Si son besoin correspond à une majorité des caractéristiques du matériel en vente, une grande moitié du chemin est faite pour assurer la vente. Au contraire, vendre un matériel qui ne correspond pas au besoin de l’acheteur, c’est prendre le risque de s’exposer à quelques déboires.

Ces quelques consignes non limitatives ne font pas la vente mais définissent un code de comportement entre acheteur et vendeur qui vont la favoriser. Chacun peut y apporter sa note personnelle.

En résumé, si l’on est lucide sur le produit à vendre, si l’on respecte le besoin de l’acheteur, si l’on répond à ses demandes et qu’on ne cherche pas à faire la « vente du siècle », tout se passera dans une relation cordiale et favorable à une bonne transaction.


Rédiger une annonce de vente

“Fourneau à vendre”

Il n’est pas rare de trouver des annonces rédigées dans ce style.

Lorsqu’on veut vendre un matériel d’occasion, on connait si bien son matériel qu’on en oublie qu’on est le seul à avoir une vision nette de ce fameux “fourneau à vendre”. Le lecteur de l’annonce aura bien du mal à s’imaginer à quoi peut bien ressembler ce fourneau.


Il est bon de se contraindre à l’application de quelques principes qui rendront l’annonce “visible” et “compréhensible” du lecteur.


QUELQUES RÈGLES DE BASE

Règle 1: il faut absolument se défaire de l’affectif et du subjectif qui nous a liés tant d’années avec ce matériel que l’on doit vendre.

Règle 2: Il faut s’imaginer que l’on est l’acheteur de son propre produit à la vente. Si j’ai un fourneau à acheter, pour quelle utilisation ? Comment doit-il se composer pour l’utilisation que j’en prévois ? Est-ce que je veux du gaz, de l’électricité ? Ses dimensions sont-elles adaptées à l’espace dont je dispose ?

Règle 3: elle découle naturellement de la précédente. Plus j’apporterai d’informations sur le matériel que j’ai à vendre, plus j’aurai de chances de susciter l’intérêt de l’acheteur qui lira mon annonce. Il n’y a pas trop d’informations lorsqu’il s’agit de vente pour un usage professionnel. L’acheteur a un besoin précis, il choisira le matériel qui y répond. Penser que la phrase d’appel “fourneau à vendre” va susciter de l’intérêt est faux. Les sollicitations seront là, certes, mais pour poser les questions auxquelles une bonne description du matériel sur l’annonce aurait déjà répondu.

Il faut donc faire une description précise de l’outil que l’on propose à la vente: descriptif technique complet (“fourneau deux feux, une plaque coup de feu, sur four gaz “par exemple, ou bien “four 6 niveaux air pulsé électrique” au lieu de “vend four bon état”)…Dans la mesure du possible, il est recommandé de nommer la marque du matériel, de décrire son état général, le type d’utilisation qui en a été faite, la raison de la vente. Les informations rassurent l’acheteur, qui ne voit pas le matériel.


LA RÉDACTION DE L’ANNONCE

La rédaction d’une annonce est très importante. Une annonce se décompose généralement en trois:


Le titre ou libellé de l’annonce:

C’est la phrase de présentation qui va permettre au lecteur de comprendre instantanément de quel matériel il s’agit et si ce matériel est susceptible de l’intéresser. Pour reprendre l’exemple du fourneau, on peut titrer par “fourneau gaz 2 feux, plaque coup de feu sur four”. Ce libellé ne nécessite que peu de mots, et filtrera les acheteurs qui recherchent ce type de matériel.

 

 

Le contenu de l’annonce:

le contenu permet de décrire  le produit en vente. On va donner au lecteur la description du matériel, sa “fiche technique”. Dans bien des cas, il suffit de reprendre les informations portées sur la plaque signalétique d’usine, ou reprendre la notice fournie au moment de son achat  neuf. On peut par le contenu apporter une appréciation qualitative du matériel: bon état, entretenu, révision récente, mise aux normes, etc…


Le prix de vente:

Si le prix est important, il est la traduction des informations apportées dans le titre et le libellé de l’annonce. L’acheteur d’un équipement à usage professionnel fait un investissement, il n’achète pas un prix. Son achat doit avant tout correspondre techniquement à son besoin. Acheter un matériel parce qu’il n’est pas cher s’il ne correspond pas à un besoin réel est une erreur grave. Le prix doit donc être réaliste, mais ne doit être une obsession ni pour le vendeur, ni pour l’acheteur.

 


L’ILLUSTRATION DE L’ANNONCE

Elle est très importante car le lecteur commence à s’approprier le matériel par l’image qu’on lui en montre. Une annonce sans illustration n’a pas 10% de chances de susciter l’intérêt du lecteur. Une “image” d’un matériel similaire copiée dans un catalogue va permettre de visualiser le type d’appareil qui est proposé dans l’annonce, mais va générer une suspicion: pourquoi n’a-t-on pas mis la photo du matériel réellement à la vente ? Y a-t-il un problème qu’on veut nous cacher ?

 

 

La bonne annonce est celle qui ne triche pas, qui montre les choses comme elles sont, par une ou plusieurs photos qui doivent cependant être bien faites pour être vendeuses.

 

En conclusion, vendre, c’est se comporter comme on attend d’un vendeur qu’il se comporte à notre égard lorsqu’on est acheteur. L’acheteur a besoin d’informations précises et justes, il a besoin de visualiser son achat. La décision d’achat passe par deux états: la confiance dans le vendeur et son matériel et l’appropriation du matériel, qui est la conviction qu’on a trouvé la réponse à son besoin.


Fixer le prix de vente de son matériel d’occasion

Vendre son propre matériel d’occasion, c’est très vite se demander: à quel prix ?

L’expression “à quel prix” prend toute sa valeur, car la vente d’un outil de travail qui a rendu bien des services, auquel on est parfaitement adapté, son remplacement par un nouvel équipement de cuisine qui va changer habitudes et réflexes, a une connotation affective plus ou moins importante.

Il faut donc surmonter cet affectif pour établir une stratégie et considérer les  paramètres objectifs qui vont conditionner la vente.

LA STRATÉGIE

On peut répertorier ci-dessous une liste non limitative, sans hiérarchie, car  l’importance donnée à tel ou tel paramètre restera propre à chaque vendeur et génèrera une vente plus orientée vers un meilleur profit ou vers une transaction rapide.

Le premier critère vraiment objectif est évidemment la cotation moyenne du même matériel que celui que l’on veut vendre. Ce critère de base logique sera modulé par les autres critères ci-dessous.

  • Besoin de se libérer rapidement de son ancien matériel de cuisine par rapport à une date butoir de mise en service des nouveaux équipements.
  • Nécessité économique de tirer le meilleur parti “prix” pour alléger le financement des équipements neufs.
  • Pas de contrainte particlière, mais volonté de ne pas “brader” un matériel qui est encore en bon état, qui a été bien entretenu, en cherchant la cotation moyenne du marché.
  • Volonté de tirer rapidement parti d’un matériel dont l’état peut laisser à désirer, mais qui peut encore avoir son utilité.
  • Vente d’un matériel “en l’état”, pour un usage ultérieur limité, pour la valeur de la pièce détachée, l’acheteur agissant en connaissance de cause.
  • On ne peut malheureusement pas ne pas évoquer la vente sur description éxagérée de la qualité des équipements vendus, soit délibérément pour en tirer un parti financier même limité, soit inconsciemment par aveuglement affectif sur leur état véritable.

 

LES PARAMÈTRES OBJECTIFS

Comme au paragraphe précédent, le premier critère objectif pour fixer son prix de vente est la cotation moyenne d’un matériel de cuisine équivalent à tous points de vue: dimensions, composition d’un fourneau (dessus et soubassement: un 4 feux sur placard et un quatre feux sur four n’auront pas le même prix), d’un four ( four à convection ou four mixte n’ont pas la même valeur, un four 6 niveaux ne sera pas au prix d’un four 10 niveaux), d’un meuble réfrigéré ( avec ou sans groupe intégré, de deux, trois, ou quatre portillons), etc…

Restent des paramètres parfaitement mathématiques et chiffrables:

  • Le prix catalogue actuel du même matériel neuf: c’est une indication de base, sachant qu’un prix catalogue se négocie dans une fourchette pouvant aller de moins 10% à moins 25% en moyenne dans un marché actuellement très difficile pour les équipementiers de cuisine professionnelle.
  • Le fait établi qu’un matériel vendu “d’occasion”, même jamais utilisé, perd immédiatement de sa valeur et se revend en moyenne à 60% au maximum de sa valeur neuve dès son acquisition. Vendu plus cher, votre équipement sera confronté à la concurrence du neuf, vendu souvent avec installation, et surtout avec garantie minimum de un an pièces et main d’oeuvre. L’achat de neuf est alors plus intéressant.
  • Le prix auquel vous aviez acheté l’ancien matériel que vous mettez en vente. Une décote annuelle est à intégrer, de l’ordre de 10% par année d’ancienneté.
  • Le fait que votre ancien matériel a été acheté neuf ou déjà d’occasion: le même matériel, de la même année, se revendra mieux pour un achat antérieur neuf (vous pourrez justifier de son utilisation et de son entretien).
  • L’utilisation faite du matériel à vendre: le même four dans une brasserie qui tourne à 200 couverts par service 365 jours par an se vendra évidemment moins cher que celui qui sera utilisé par une cuisine de collectivité de 200 repas, une fois par jour, et 300 jours par an.
  • L’entretien du matériel: qui dit entretien dit suivi technique et nettoyage au quotidien. Pour reprendre l’exemple du four du paragraphe précédent, le four de la brasserie sera moins bien soigné par la force des choses que celui de la collectivité. La collectivité intègre dans son fonctionnement des temps de nettoyage larges après chaque utilisation, et effectue n suivi préventif plus régulier de ses équipements (travail sur budgets, mise en avant de l’entretien préventif, toujours moins onéreux que le curatif). Il faudra être en mesure de démontrer la réalité des entretiens faits sur votre matériel à la vente.
  • La cote moyenne de vente d’un matériel identique au votre. Vous pourrez l’évaluer en consultant des sites de vente de matériel d’occasion (sauf ceux intégrant une notion d’enchère qui fausse totalement la vraie valeur du matériel professionnel, et la perception qu’on peut en avoir).
  • L’expertise de votre matériel d’occasion à la vente. Le plus difficile sera de trouver “l’expert” vraiment objectif, qui ne sera pas en position de vous vendre du matériel neuf en vous reprenant l’ancien, ou de vous racheter votre matériel pour le revendre s’il s’agit d’un revendeur de matériel d’occasion. Le site www.clicomat.com, spécialisé dans la mise en relation d’acheteurs et vendeurs de matériels de cuisine d’occasion, propose gratuitement une estimation des matériels que vous souhaitez vendre, sur descriptif suffisamment précis et photos.
  • La saisonnalité: certaines saisons sont plus propices que d’autres à la vente de catégories de matériels spécifiques: l’exemple le plus clair est celui des équipements frigorifiques (armoires froides, meubles réfrigérés, machines à glaçons, pasteurisateurs à glace, etc… dont la demande, donc les chances de vendre, est plus forte de Mars à Juin en période d’investissements pour la saison chaude.

CONCLUSION

On constate donc la pluralité des composantes d’un prix de vente de matériel professionnel d’occasion. Chacun reste donc maître de son positionnement et de sa stratégie de vente. Mais le respect des quelques règles énumérées ci-dessus permet de ne pas s’égarer sur des prix largement surestimés qui seront un frein à la vente.


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.